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Bobby McFerrin

Bobby McFerrin sera en concert le 16 novembre 2018 à la Salle Pleyel !

En quelques décennies, Bobby McFerrin aura brisé toutes les règles : lauréat de 10 Grammy, il a brouillé la frontière entre musique pop et savante, n’hésitant pas à « faire l’idiot » pieds nus dans des salles pourtant prestigieuses à travers le monde, explorant vocalement des territoires vierges et inspirant une toute nouvelle génération de chanteurs a cappella ainsi que le mouvement beatbox. Son dernier album, Spirityouall, est un enregistrement « cool », bluesy, un pas de côté inattendu pour ce rebelle de l’industrie de la musique qui à lui seul a redéfini le rôle de la voix avec son hit a cappella «Don’t Worry, Be Happy, » ses collaborations avec Yo-Yo Ma, Chick Corea et l’Orchestre philharmonique de Vienne, son chœur d’improvisation Voicestra et ses performances vocales solo légendaires !

Cela a été la plus silencieuce et polie des révolutions. Bobby McFerrin a toujours été une improbable star de la pop. Il a créé un veritable hit qui est resté numéro 1 des ventes et qui a traversé les generations (qui n’a jamais fredonné “don’t worry be happy” ?), puis est tranquillement retourné vers son propre parcours musical, iconoclaste, improvisant à la télévision nationale, chantant des mélodies sans mots, inventant spontanément des partitions pour 60 000 choristes dans un stade en Allemagne, ignorant les frontières du genre, défiant toutes les attentes… La plupart des gens ne savent pas que Bobby vient d’une famille de chanteurs. Son père, baryton du Metropolitan Opera : Robert McFerrin, Sr. a a chanté pour Sydney Poitier pour la version cinématographique de Porgy & Bess, et sa mère Sara était une soliste soprano et professeur de chant.

Bobby a grandi entouré de musique de toutes sortes. Il se souvient encore diriger du Beethoven sur la chaîne hifi familiale à trois ans, se cacher sous le piano tandis que son père et sa mère donnaient des cours à de jeunes chanteurs, danser autour de la maison sur du Louis Armstrong, Judy Garland, Etta Jones ou Fred Astaire. Il a commencé plus sérieusement la musique enfant en jouant de la clarinette, mais sa carrière musicale a débuté en tant que pianiste, à l’âge de 14 ans. Il était leader de ses propres groupes de jazz, a étudié la composition, est parti en tournée ave les Ice Follies, a joué pour des classes de danse. Puis un jour qu’il se promenait chez lui, il comprend en un éclair qu’il est et a toujours été chanteur !

 
L’histoire de Bobby comme instrumentiste et leader est essentielle pour comprendre son approche novatrice de son schéma de l’harmonie, du rythme et de la mélodie avec sa voix. « Je ne peux pas chanter tout à la fois, » dit-il, « mais je peux faire des allusions de telle manière que le public entende ce que je ne chante pas. » Cet esprit pionnier et virtuose a ouvert un ciel immense, avec une quantité de possibilités pour les chanteurs ; ses expérimentations vocales vont de son tube “Don’t Worry Be Happy” qui comprenait 7 pistes distinctes superposées à l’album “VOCAbuLarieS” (avec Roger Treece) qui lui en comprenait des centaines ! Mais la virtuosité n’est pas le propos. « J’essaie de ne pas « faire une performance » sur scène, » assure Bobby. « J’essaie juste de chanter comme je le fais dans ma cuisine, parce que je ne ne peux pas m’en empêcher. Je veux que le public quitte le théâtre et chante dans sa propre cuisine le lendemain matin. Je veux faire plonger le public dans cette incroyable sensation de joie et de liberté que je ressens lorsque je chante. "