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Le Rapt Invisible

L’art peut nous conduire à une expérience du sacré. Le Rapt Invisible a la volonté de proposer des moments à haute densité métaphysique et spirituelle, où la beauté nous ravit à nous-même et nous submerge. Cette submersion et ce rapt nous arrachent à cette terre où nous sommes un « je » avec des concepts, des idées, des intérêts particuliers, des valeurs, et nous conduisent dans une autre dimension, universelle et essentielle, hors du monde humain et de ses passions.

Par sa démarche d’effacement du périmètre d’usage et des frontières du sacré, ce jeune projet tente de provoquer une sorte de ravissement transcendant et de confronter un public éclectique et sensible à un mode de création et de diffusion qui ne s’oppose en rien aux esthétiques jusqu’ici proposées, mais qui, à force d’allers et retours incessants entre les formes d’expression les plus ancestrales et les plus actuelles, leur donne à chacune une nouvelle force et perceptibilité. Projet musical fondé par le baryton Romain Dayez, Le Rapt Invisible est une recherche autour de laquelle gravitent le réalisateur Victor Toussaint, le chorégraphe Ghislain Grellier, l’artiste peintre Caroline Chariot-Dayez et le styliste Morgan Remy.

Il présente les répertoires vocaux monodiques sacrés anciens, en propose des interprétations librement inspirées de musiques traditionnelles, minimalistes ou de film, et y associe régulièrement des créations contemporaines, des sons électroniques et des improvisations. Très axé sur la pluridisciplinarité de l’art, Le Rapt Invisible agit souvent dans le cadre d’échanges avec des plasticiens et chorégraphes. Il imagine deux moyens de concrétiser son action : d’une part en créant des spectacles de toutes pièces, d’autre part en s’associant à diverses manifestations et en proposant des performances « sur mesure », adaptée à chaque lieu et contexte (vernissage, inauguration, commémoration, lancement). Cette recherche autour du sacré, dans le cadre de laquelle ont été conçus une dizaine de spectacles ou ballets, remarquée à la Biennale de Venise 2017, a peu à peu donné naissance au premier grand projet du collectif. Cupio dissolvi nous invite à une ivresse artistique autour de chants grégoriens associés à des improvisations et aux musiques électroniques ou traditionnelles. Guidé par la voix de Romain Dayez, collaborant avec Baptiste Lagrave et Fabre Guin, le public est embarqué dans une expérience mystique contemporaine.